Intervista a Sebastian Arce
Abbiamo trovato sul sito di Sebastian Arce, www.tango-renaissance.com, una sua lunga intervistacon una interessante riflessione sulla connotazione sessuale del tango. Purtroppo l'intervista è in francese ed io, pur capendola, non riesco a tradurla. Se qualcuno si prestasse alla traduzione sarebbe fantastico!
Interview de Sebastian Arce
19/02/2006
président et prof de l'association Tango Renaissance
"La connotation sexuelle dans la danse"
1) TR- Pour toi, Sebastian, y a-t-il une connotation sexuelle dans le tango ?
SA- O ui, dans tout type de relation où il y a un repère homme – femme, il peut exister une connotation sexuelle, et ce dans n’importe quel domaine. L’environnement du tango favorise bien sûr cette connotation : de par la musique, la danse, le niveau de connexion au sein du couple qui ne se retrouve pas dans une autre danse. C’est une histoire de 3 minutes entre un homme et une femme pendant laquelle les idées affluent sans forcément être concrétisées dans la plupart des cas. Certaines personnes cherchent cette connotation sexuelle et font du tango pour ça, ça peut même devenir une sorte de drogue. Certains hommes ont choisi de devenir de bons danseurs pour séduire les femmes, et réciproquement pour les femmes, mais peut-être dans une moindre mesure. Si je devais parler de généralités, je dirais que la plupart des hommes font du tango pour draguer, alors que les femmes viennent au tango pour danser, même s’il existe cette connotation sexuelle. Mais en fait, je n’aime pas parler de généralités !! Ce n’est pas toujours représentatif de la réalité.
2) TR- Penses-tu que les femmes ressentent cette connotation sexuelle de la même manière que les hommes, dans le tango ?
SA- Je pense que les femmes ont un niveau de connaissance avec leur corps plus élevé que les hommes, et ce depuis toutes petites. Les hommes sont moins en contact avec eux-mêmes, avec leur corps d’où peut-être une fréquentation moins grande des hommes dans les cours de danse ou dans les cours d’expression corporelle. La femme est plus sûre d’elle, plus à l’aise avec son corps que l’homme. Je ne suis pas sûr qu’elle ira forcément chercher un contenu sexuel dans le tango, mais par contre, elle cherchera une intimité, un niveau de connexion. Dans tous mes voyages, je vois que les femmes sont attirées par une communication, une connexion très grande avec leur partenaire, avec n’importe quel partenaire. Elles sont plus ouvertes sur la connexion et cherchent un niveau d’intimité différent ; ce qui est plus difficile à comprendre pour les hommes parce qu’ils ne fonctionnent pas de la même façon. Cela ne veut pas dire pour autant que la femme ne ressent aucune connotation sexuelle, ça arrive bien sûr, mais ce n’est pas forcément ce qu’elle ira chercher en premier.
3) TR- Penses-tu qu’il y a de grandes différences de perceptions de cette connotation sexuelle entre l’Europe et Amérique Latine ?
SA- Oui, beaucoup. Nous, nous accordons une grande importance au jeu sexuel dans le tango. Quand on invite une fille à danser, on sait que ce jeu est là, qu’il fait partie intégrante de la danse. On le cherche et on s’amuse avec. On l’utilise, ç’est un élément qui nous plait beaucoup, car l’adrénaline qui circule dans tes veines quand tu danses en ayant conscience de cette connotation sexuelle, est beaucoup plus forte que quand tu n’y penses pas ou que quand tu essayes de l’ignorer. Il ne faut pas l’ignorer car cela provoque des tensions, une gène qui nuit à la danse. Le contenu sexuel est présent. C’est un fait. La plupart des argentines qui dansent bien à Buenos Aires n’ont aucun problème avec le fait de retrouver dans la danse ce contenu sexuel. Elles l’acceptent, et elles en profitent naturellement. Ici en France par exemple, c’est plus difficile à accepter. Pourquoi ? Peut-être parce que l’Europe, et la France en l’occurrence, a lutté pendant des décennies pour les droits des hommes et des femmes, ce qui a forcément développé une culture et des mentalités différentes. Nous, nous sommes une société beaucoup plus jeune, et nous avons profité de cette avance sociale et idéologique, ce qui a provoqué des comportements beaucoup plus libertins. C’est peut-être plus difficile pour une femme française que pour une femme argentine par exemple, de s’habiller très court avec des talons hauts parce que des générations précédentes de femmes ont lutté pour une idéologie valorisant le rôle de la femme dans la société. Par contre, une femme française qui part en Argentine pour 3 ou 6 mois, va changer son comportement ou sa façon de s’habiller, et ce, par forcément pour attirer les hommes, mais parce que la société ne lui demandera pas de se conformer à un modèle spécifique.
4) TR- Penses-tu que la connotation sexuelle est aussi forte dans un enlacement ouvert (comme dans le Néo Tango par exemple) que dans un enlacement fermé ?
SA- Prenons l’exemple d’un couple : tu peux avoir une relation avec quelqu’un qui habite avec toi, de même qu’une relation à distance avec quelqu’un. Pour moi, le contenu sexuel intervient avec l’idée d’un rapprochement et d’un éloignement. Tout extrême est mauvais : avoir quelqu’un de trop présent comme avoir une personne tout le temps absente. Etre trop près de l’autre étouffe un couple, être loin de l’autre épuise le couple de la même façon.
Je crois que c’est la même chose dans le tango : danser trop longtemps ouvert en oubliant qu’on a quelqu’un devant soi ne favorise pas la connexion, ni le jeu sexuel. Il faut varier pour que les 2 danseurs puissent profiter des différents niveaux de connexion. De même, si on est constamment enlacé, on manque d’air, d’espace dans le couple. Pour être plus clair, je citerai Mariana qui me disait en parlant d’un danseur : « il danse très bien mais il ne me laisse pas respirer ». Les gens qui le regardaient danser disaient qu’il avait un très bel enlacement, mais moi je me demandais : l’aspect visuel est-il plus important que ce que ressent ma partenaire ? Le regard extérieur est-il plus important que ce que l’on est en train de créer avec ma partenaire ? Ne vaut-il pas mieux essayer de varier l’enlacement avec ma partenaire, en jouant avec l’éloignement, le rapprochement, le fait de sentir le corps de l’autre revenir vers soi puis s’éloigner ?
Je crois qu’il faut vivre ça. On dit souvent : « il faut danser ouvert » ou « il faut danser fermé », mais ce sont des paramètres qui bloquent l’expression. Les niveaux de rapprochements dans la danse sont, pour moi, essentiels. Et cela crée de la spontanéité, quelque chose d’inattendu, ce qui est très bon dans la vie aussi dans une relation avec quelqu’un, parce que la monotonie… c’est nul !!
5) TR- Toi Sebastian, cherches-tu cette connotation sexuelle quand tu choisis une fille avec laquelle tu as envie de danser ?
SA- Oui et non. Pour moi, le contenu sexuel est créé à travers un niveau de connexion. Certains garçons cherchent un contenu sexuel avant de danser avec une fille, même si la connexion n’existe pas. Ce sont deux cas de figure différents. Moi, si j’invite une fille à danser parce qu’elle me plaît mais que je ne ressens pas de connexion avec elle pendant la danse, rien ne se passera. Enfin, parfois il y a des surprises… il y a certains ressentis au niveau de la connexion (pour être précis, je ne parle pas de réactions physiques mais uniquement ressenties… !) qu’on peut confondre avec un contenu sexuel.
En ce qui me concerne, je cherche parfois ce jeu sexuel avant de danser, que je retrouve ou pas dans la danse (ce qui ne garantit rien pour autant !) et parfois je ne le cherche pas. Ce qui m’intéresse c’est bien danser, le reste je m’en fous. Mais pour être honnête, je le cherche assez souvent. C’est important pour moi que la fille que j’ai dans les bras me plaise. Certains diront que c’est sexiste, je dirai plutôt que c’est réaliste, c’est ce qui se passe partout. A Buenos Aires, c’est la même chose, les hommes vont inviter soit les meilleures danseuses, soit les plus jolies. Et c’est pareil pour les femmes. Elles vont naturellement être attirées par de bons danseurs ou par un beau physique. Que ceux qui me disent le contraire me le prouvent !! TR- OK, Sebastian, le message est passé ! J’espère ne pas avoir trop indiscrète avec mes questions ! En tout cas, je te remercie d’y avoir répondu si simplement, c’était très intéressant d’avoir ton avis.SA- Si, tu as très indiscrète, mais comme ce sujet est un de mes favoris, j’ai adoré y répondre et j’espère voir maintenant toutes les femmes françaises en jupes courtes dans les milongas !! (rires)
3 commenti:
La dama deve essere "piacente", per usare un eufemismo, o no ??? Se ho capito un brano dell'intervista parrebbe di si (facile che non l'abbia capito affatto visto che ho studiato inglese). Cmq l'interrogativo lo pongo lo stesso: dal mio modesto punto di vista no, e non è una ipocrisia. La verità è che tutti siamo più felici ad avere tra le braccia una donna "piacente" ma se amiamo veramente il ballo, e parlo per quelli che come me lo amano, anche se la donna non è piacente ed un po' cozzarella, per non usare eufemismi, va bene lo stesso, l'importante è divertirsi, no ???
Guardiamo la cosa da un altro pdv: si balla più volentieri con una che piace ??? Direi innegabilmente si ma se poi questa non sa ballare bene tutta la poesia finisce.... quindi in conclusione direi che la bellezza e l'avvenenza non bastano affatto.
Ahahah Niky! Sei un mito!!! ;-)
Io, da "principiante", maturo (ma solo d'età), concordo con te.
Aggiungerei solo un paio di riflessioni, non del tutto insignificanti, a mio modesto avviso:
1)Definire con esattezza quel "che ci piace" è un'impresa, a dir poco, ardua;
2)potremmo incappare nell'errore di fermarci, subito, all'apparenza. Cerco di spiegarmi meglio: ci possono essere persone (e non solo ballerine) che, di primo acchito e "a pelle", non ci piacciono affatto (e ci teniamo ben alla larga da loro!), per i motivi più svariati (incluso quello, cui hai accennato tu, ad esempio, di quelle "che se la tirano come una fionda"), ma che, conosciute meglio, ballando o semplicemente dialogando o, meglio, creando un canale di comunicazione con loro (sempre che ciò sia possibile, ovvio... occorre un minimo di disponibilità, da ambo le parti, a "calar la maschera" e ad abbattere quel muro che si chiama "pregiudizio"...), possono arrivare a "piacerci", al punto di vederle/percepirle in un'ottica completamente diversa.
3) se una che "ci piace" non sa ballare, possiamo sempre chiederle quali altre passioni coltiva: potrebbe essere, che ne so, essere una poetessa, una pittrice... un'ereditiera... Wow!!! :-)))
Beh non vedo l'ora di conoscerti Pietro, te e tutta la ciurma di Vogliaditango naturalmente.
A proposito del tuo post vorrei dire che a me capita che a pelle alcune non mi viene di invitarle, magari non subito. Poi magari cade il muro come dici tu ma spesso rimane alzato ben bene. La cosa che mi stupisce è che certune non mi hanno proprio fatto niente di male ne' mi danno l'impressione di volersela tirare ma.....che cce posso fa', a pelle non riesco a invitarle !!! perchè non mi ispirano.
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